Nous nous permettons de reprendre, pour indiquer à quel point l'action de l'Amitié judéo-chrétienne, née avant le concile,
s'inscrit dans la dynamique impulsée par l'Eglise catholique depuis Vatican II, un article de News.va (site du Vatican), déjà diffusé sur Radio Vatican le 17 mai.
"L’antisémitisme est une trahison de la foi chrétienne. Le cardinal Kurt Koch l’a réaffirmé avec force à l’occasion d’un congrès sur le dialogue judéo-catholique, organisé à Rome à
l’Université pontificale Angelicum, dans la perspective du cinquantenaire de la déclaration conciliaire « Nostra Aetate ». Le président du Conseil
pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et de la Commission du Saint-Siège pour les rapports religieux avec le judaïsme a constaté que le fléau de l’antisémitisme semblait
inextirpable dans le monde d’aujourd’hui ; et même dans la théologie chrétienne le marcionisme et l’antijudaïsme
reviennent en force avec un esprit de revanche, non seulement chez les traditionalistes mais aussi au sein du courant libéral de la théologie actuelle. Pour le cardinal Koch, la nouvelle
orientation historique donnée par le Concile Vatican II aux rapports entre juifs et chrétiens est mise constamment à l’épreuve.
D’où l’importance de poursuivre le dialogue judéo-catholique, notamment au niveau universitaire. L’Eglise catholique a le
devoir de rappeler que la fraternité spirituelle entre juifs et chrétiens trouve son fondement, ferme et éternel, dans l’Ecriture Sainte et d'aider les
membres des deux religions à prendre conscience de leurs affinités spirituelles. Il serait dangereux de revenir en arrière.
Les propos du cardinal Koch interviennent alors que le Vatican poursuit ses discussions avec la Fraternité sacerdotale
Saint-Pie-X. Mercredi, il a fait savoir qu'il exigerait que soit acceptée la déclaration conciliaire Nostra Aetate qui condamne toute forme
d’antisémitisme. Mercredi, le Saint-Siège a indiqué que les discussions avec les évêques lefebvristes seraient traitées de manière séparée et individuelle. Dans son livre d’entretien avec
le journaliste allemand Peter Seewald, Benoît XVI affirmait que s’il avait su que Mgr Williamson était révisionniste, il n’aurait pas levé son excommunication. Son cas – ajoutait déjà le Pape –
doit être détaché des autres."
Si vous voulez entendre le commentaire de Radio Vatican fait par Romilda Ferrauto, cliquer ici.
Amitié judéo-chrétienne
Vous êtes cordialement invités,
même si vous n'avez pas suivi la première partie ; il vous est recommandé de faire chez vous une première lecture du livre de Jonas. Ce n'est pas long : 48 versets !